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Posted by on janvier 22, 2016 in Uncategorized | 0 comments

Les maladies mortelles tuant  dans les 24h

Il y a certaines maladies que nous craignons plus que d’autres. Certaines maladies que les médecins cherchent à détecter au premier regard. Quels que soit leur origine ou l’organe atteint, elles ont un point commun : leur gravité. Curieux de voir ce qui se passe aux urgences ? Suivez le guide.

La méningite à méningocoque

La méningite à méningocoque

Le méningocoque est une bactérie que l’on trouve chez une personne sur 10. Nichée au fond de la gorge, elle reste généralement silencieuse… Sauf dans de rares cas, pour des raisons peu connues. Elle jette alors son dévolu sur des sujets jeunes, enfants et adolescents. Conséquence ? L’infection du liquide et des membranes qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière : la méningite. L’évolution est favorable dans 5 cas sur 6, si le traitement est rapide1.

Les signes qui inquiètent

Deux symptômes évoquent le diagnostic de méningite :

  • une fièvre élevée accompagnée de violents maux de tête
  • une ou plusieurs taches rouges (ou purpura) qui ne disparaissent pas quand on appuie dessus.

Les indices qui peuvent orienter le médecin :

  • une raideur de la nuque
  • une gêne à la lumière et au bruit

Une bactérie fragile…

La bactérie est fragile et survit difficilement hors de son environnement naturel, l’arrière-gorge. Présente dans la salive, elle se transmet uniquement de personne à personne, à courte distance (baisers ou postillons). Ce qui explique qu’il n’est pas nécessaire d’isoler les personnes ayant été en contact avec les malades1.

Comment se protéger ?

Un vaccin contre le méningocoque C existe depuis 2010. Il est recommandé et remboursé chez les enfants, adolescents et jeunes adultes, de 1 à 24 ans2.

Pour en savoir plus : Info-Méningocoques, le site d’information sur les infections invasives à méningocoques de l’Inpes et du Ministère en charge de la Santé.

La maladie « mangeuse de chair »

La maladie « mangeuse de chair »

La fasciite nécrosante, désormais appelée dermo-hypodermite bactérienne nécrosante profonde, est une infection d’une extrême gravité. La sévérité avec laquelle elle s’attaque à la peau puis aux tissus jusqu’au muscle lui vaut le nom de “maladie mangeuse de chair1. Elle conduit au décès dans 30% des cas3.

Les signes qui inquiètent

En général, l’infection survient après la contamination d’une plaie par un cocktail de bactéries. Le patient ressent d’abord une douleur disproportionnée par rapport à l’aspect de sa plaie. Puis, la peau devient rouge, enflée, brillante. Enfin, des bulles apparaissent, laissant rapidement place à une hémorragie. L’anesthésie de la zone marque le dernier stade, celui de la mort des tissus (nécrose ou “gangrène”)3.

L’élément qui rassure

La rareté de l’infection. Près de 1 900 français auraient été confrontés à la maladie entre 2007 et 20122. Cependant, son aspect “spectaculaire” lui assure une présence régulière dans les médias. En 2012 par exemple, les réseaux sociaux s’étaient ému de la maladie d’une américaine de 24 ans.

L’arrêt cardiaque

L’arrêt cardiaque

L’arrêt cardiaque est « la plus urgente des urgences »2. Elle nous évoque ces joueurs de football qui s'effondrent subitement sur un terrain. Si les gestes de premiers secours ne sont pas pratiqués dans les 8 minutes, les chances de survie sont proches de zéro1.

Qu’est-ce que c’est ?

La plupart du temps, l’arrêt cardiaque est la complication d’une maladie du coeur, tel que l’infarctus du myocarde. Il peut aussi survenir au cours d’une noyade, d’une électrisation ou d’une overdose. C’est l’emballement du rythme du coeur qui va conduire à son arrêt brutal. On parle de « fibrillation ventriculaire »2. 50 000 français meurent chaque année d’un arrêt cardiaque1.

Comment réagir face à un arrêt ?

Si vous êtes témoin d’un arrêt, il n’y a pas une minute à perdre. Trois gestes peuvent sauver une vie :

  1. Appelez le 15 ou le 112 (911 au Canada) pour prévenir les secours
  2. Commencez le massage cardiaque
  3. Utilisez un défibrillateur

Le choc septique

Le choc septique

Le choc septique est la première cause de mortalité dans les services de réanimation. Il est la conséquence de l’invasion de l’organisme par des agents infectieux (bactéries, virus, champignons). Malgré les progrès de la médecine, le choc septique se solde par le décès, une fois sur deux.

Comment survient-il ?

Tout commence par une infection, généralement dans les poumons, ou dans le système digestif. Il peut s’agir aussi d’une infection urinaire (dans 10 % des cas). L’agent infectieux se multiplie et dépasse les limites de l’organe pour atteindre tout l’organisme. La réponse inflammatoire est donc globale : on parle de sepsis (et non plus de septicémie). Le choc septique survient lorsque ces mécanismes de l’inflammation s’emballent.

Le choc anaphylactique

Le choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est la réaction allergique la plus grave. Comme dans le choc septique, il est provoqué par un emballement de la réponse inflammatoire. Mais cette fois, les grands coupables sont les allergènes. Il peut s’agir d’un aliment (noix, arachides, poissons, oeuf), d’un médicament (aspirine, antibiotiques) ou d’une piqûre d’abeille par exemple.

Les signes qui doivent alerter

Les premiers symptômes apparaissent dans les minutes qui suivent le contact avec l’allergène. On peut par exemple constater :

  • des difficultés à respirer ;
  • un urticaire ;
  • un oedème de Quincke, caractérisé par un gonflement du visage, des paupières, des lèvres. Il s’agit d’une urgence !
  • des signes digestifs (douleurs, diarrhée, vomissement…)

L’anaphylaxie est une urgence vitale. Son seul traitement consiste en l’injection rapide d’adrénaline.

L'AVC, première cause de handicap acquis

L'AVC, première cause de handicap acquis

Première cause de mortalité chez les femmes, première cause de handicap acquis en France : l’AVC ou accident vasculaire cérébral arrive tristement en tête des pires classements1. Il survient lorsque la circulation du sang s’interrompt, dans l’un des vaisseaux du cerveau. Soit le vaisseau se bouche (la majorité des cas), soit il se rompt.

Les symptômes qui doivent alerter

Les symptômes de l’AVC apparaissent soudainement. Il peut s’agir par exemple :

  • d’une faiblesse d’un côté du corps (bras ou jambe) ;
  • de trouble de la parole ;
  • ou d’une déformation de la bouche

Si vous êtes témoin d’un de ces signes : appelez les urgences médicales (15 en France, 911 au Quebec) sans attendre !

Comment se protéger ?

Le Dr Dominic Larose explique “l’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur de l’AVC ! Comme elle n’occasionne pas de symptômes, il est souvent difficile de motiver les patients à suivre leur traitement.” Il faut garder en tête que ce n’est pas une hausse transitoire de la pression artérielle (stress important) mais bien une pression trop élevée sur une longue période qui fragile les artères. Consultez la fiche Hypertension pour plus d’informations.

L’embolie pulmonaire

L’embolie pulmonaire

Comme l’AVC, l’embolie pulmonaire peut frapper des personnes en bonne santé, à tout âge. Le mécanisme en jeu dans l’embolie est le même que dans la forme d’AVC la plus fréquente (AVC ischémique) : une artère se bouche. Mais cette fois, dans le poumon. Cette obstruction est causée par un caillot de sang qui provient généralement des jambes (phlébite)1.

Les signes qui inquiètent

  • Une douleur thoracique intense, qui peut ressembler à une crise cardiaque ;
  • Un essoufflement soudain, des difficultés à respirer ou une respiration sifflante, survenant au repos ou à l’effort ;
  • Une toux, parfois accompagnée de crachats teintés de sang.

La mort survient par défaillance du coeur, lorsqu’il n’est plus capable de fournir une pression suffisante2.

Agir vite !

Si le diagnostic est fait trop tard, le taux de mortalité de l’embolie pulmonaire avoisine les 30 %. Mais ce risque descend à 8 %, si le malade est pris en charge rapidement. En France, entre 10 000 et 20 000 personnes succombent à la maladie chaque année2.

La pancréatite aiguë

La pancréatite aiguë

La pancréatite aiguë est une “auto-digestion” du pancréas. Elle se solde par la mort dans 1 un cas sur 10. Elle génère une douleur de ventre intense qui pousse le malade à adopter une position particulière dite “en chien de fusil”.

Etes-vous à risque de développer une pancréatite aigue ?

Pourquoi développe-t-on la maladie ?

En temps normal, le pancréas produit certaines enzymes indispensables à la digestion, comme la trypsine. Ces enzymes sont déversées dans l’intestin via un canal. Dans un cas sur deux, c’est le blocage de ce canal qui provoque le retournement des enzymes contre le pancréas et sa “digestion”. Il existe des moyens de prévenir la pancréatite.

La grossesse extra-utérine

La grossesse extra-utérine

La grossesse extra-utérine est l’une des premières maladies auquel pense l’urgentiste face à une femme jeune qui se plaint de douleurs de ventre. Ces douleurs sont accompagnées d’un retard de règles et parfois de pertes de petites quantités de sang très sombre. Comme son nom l’indique, la grossesse extra-utérine est le développement de l’embryon en dehors de l’utérus.

Dans la plupart des cas, l’embryon s’implante dans l’une des trompes de Fallope. S’il n’est pas extrait, il se développe jusqu’à provoquer l’éclatement de la trompe, et une grave hémorragie. La grossesse extra-utérine est la principale cause de mortalité au cours du premier trimestre de la grossesse. Elle touche 14 000 femmes par an en France1. Diagnostiquée à temps, la chirurgie n’est pas nécessaire.

La dissection aortique

La dissection aortique

La dissection aortique est la bête noire des médecins en raison de son pronostic. Si elle n’est pas reconnue à temps, un cas sur deux est mortel en 48h. Il s’agit d’une lésion de l’aorte, la plus grosse artère de l’organisme. La dissection de sa paroi provoque une douleur “en coup de couteau” au thorax, donnant la sensation d’une mort imminente.

Cette douleur peut être confondue avec celle de crise cardiaque.

Les facteurs de risque de la dissection sont l’hypertension, le syndrome de Marfan ou la présence de cas avérés dans la proche famille.

 

 

 

 

 

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