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Posted by on janvier 26, 2016 in Uncategorized | 0 comments

Le mal de ventre

Le mal de ventre est un des motifs les plus fréquents de consultation. Symptôme piège, qui peut être d’origine digestive, gynécologique, urinaire ou même cardiaque, il doit être pris au sérieux, surtout s’il persiste, s’il est récurrent ou s’il est… inhabituel. Voici des explications.

Mal au ventre : une plainte fréquente aux multiples visages

Mal au ventre : une plainte fréquente aux multiples visages

Les douleurs de « ventre » constituent un motif de consultation extrêmement fréquent en médecine générale.

Impossible, bien sûr, d’énumérer toutes les causes possibles de douleurs abdominales. Celles-ci sont aussi diverses que variées, aiguës ou chroniques, fonctionnelles ou organiques, gynécologiques ou digestives…

Quand faut-il s’inquiéter ? La question n’est pas simple. Le « mal de ventre » ne sera pas considéré de la même façon lorsqu’il survient chez un jeune enfant le jour de la rentrée scolaire, chez une personne âgée qui maigrit rapidement, ou chez une personne en bonne santé en pleine période de gastroentérite !

Il faut donc s’écouter avant tout: au moindre doute, au moindre signe inhabituel et inquiétant, où lorsque l’inconfort persiste, il faut en parler à son médecin. Outre la palpation de l’abdomen, il pourra préconiser des examens complémentaires, comme un scanner, des analyses de sang ou une IRM.

Les cas de figure les plus fréquents

Les cas de figure les plus fréquents

Dans bien des cas, les douleurs abdominales sont passagères et sans gravité. Elles peuvent traduire un trouble du transit, des douleurs menstruelles chez la femme, ou simplement une anxiété qui retentit sur la digestion.

Parmi les causes banales les plus fréquentes, on retrouve bien sûr les infections digestives (qui durent de quelques heures à quelques jours), et les colopathies fonctionnelles, comme le syndrome de l’intestin irritable, dont les mécanismes en cause ne sont pas bien identifiés. Ce syndrome se traduit par des douleurs digestives et des troubles du transit aggravés par le stress, sans gravité (bien que potentiellement handicapants au quotidien).

Du côté des troubles plus graves, c’est surtout la douleur très vive, inhabituelle, qui pousse les malades à consulter d’urgence. Certains maux de ventre nécessitent en effet une intervention chirurgicale urgente, notamment une crise d’appendicite aigüe, une occlusion intestinale, une grossesse extra-utérine ou une colite néphrétique.

Les douleurs : où et depuis quand ?

Les douleurs : où et depuis quand ?

Les douleurs sont-elles plutôt « hautes », situées autour de l’estomac ? Ou plutôt basses, c’est-à-dire concernant la zone de la vessie, des intestins, ou de l’utérus chez la femme ?

Sont-elles apparues de façon brutale, ou sont-elles chroniques et lancinantes ? Depuis quand sont-elles présentes ? Ce sont les premières questions à se poser.

Le côté « brutal » et intense de la douleur doit alerter ; tout comme le fait que la situation s’aggrave rapidement, ou lorsqu’il existe des symptômes associés (vomissements, fièvre, etc.). Cela étant, une douleur peu intense peut être plus grave qu’une douleur très vive : il n’y a pas toujours de corrélation entre intensité et gravité, d’où la nécessité de consulter.

Par ailleurs, si le problème ne semble pas urgent, mais qu’il vous inquiète, pensez à observer certains aspects de la douleur. Survient-elle après un repas, vous réveille-t-elle la nuit, est-elle cyclique (menstruelle, par exemple) ?

La douleur est-elle aggravée par le stress ? Par la consommation de certains aliments ? Ou au contraire soulagée par la prise de certains médicaments, par le fait de manger, ou par certaines positions ?

Toutes ces informations seront utiles à votre médecin pour établir le diagnostic.

Les types de douleurs abdominales

Les types de douleurs abdominales

Les douleurs abdominales peuvent provenir du système digestif, de l’appareil génital, mais aussi d’organes comme le cœur ou les reins. Le médecin, en palpant l’abdomen, peut obtenir de nombreuses informations sur leur origine.

Le type de douleur l’aidera aussi dans sa démarche diagnostique. Par exemple, une brûlure survenant au niveau du sternum est typique du reflux gastro-oesophagien.

Des crampes dans le bas ventre évoqueront plutôt une douleur gynécologique ou une infection intestinale (les symptômes associés aideront à aiguiller le médecin).

Enfin, l’irradiation n’est pas évocatrice des mêmes affections qu’une douleur très localisée, par exemple. Là encore, être à l’écoute de son corps et noter les caractéristiques de la douleur feront gagner un temps précieux lors de la consultatio

Les signes associés

Les signes associés

Un mal de ventre peut-être isolé ou s’accompagner de plusieurs symptômes, qu’ils soient digestifs ou non. Ils sont des indicateurs importants pour évaluer la gravité du trouble.

Ainsi, les douleurs abdominales peuvent être accompagnées de vomissements, de diarrhées ou de constipation, de gêne après la digestion, de brûlures…

Mais les maux de ventre ne sont pas forcément cantonnés au système digestif : il peut exister des signes qui ne semblent à première vue pas liés au ventre, comme des douleurs articulaires, des éruptions cutanées, des signes urinaires ou gynécologiques.

Enfin, l’altération de l’état général est à prendre au sérieux : la fièvre, le manque d’appétit, la fatigue doivent être systématiquement rapportés au médecins.

Par dessus tout, il est important de signaler toute perte de poids, très révélatrice d’une maladie organique grave, comme un cancer.

Le cas particulier de la grossesse

Le cas particulier de la grossesse

Pendant la grossesse, les douleurs au ventre sont monnaie courante et ce, dès les premières semaines.

Généralement sans gravité, elles sont toujours inquiétantes pour la future maman. Elles peuvent avoir plusieurs origines. Entre autres ? Douleurs ligamentaires (dues à l’augmentation du volume de l’utérus), douleurs digestives (le bébé prend de la place et perturbe le transit alimentaire), douleurs urinaires (les infections urinaires sont fréquentes et doivent être traitées rapidement), et bien sûr douleurs musculaires, liées aux contractions de l’utérus qui, en se distendant, peut subir des sortes de « spasmes » douloureux.

La plupart des douleurs ligamentaires sont soulagées par un bain chaud et du repos. Si les douleurs s’accompagnent de saignements, de perte de liquide, ou de tout autre symptôme inquiétant (fièvre, vomissements), il faut consulter d’urgence.

Enfin, les contractions sont normales au cours du dernier trimestre, à condition qu’elles ne soient pas trop douloureuses, ni trop régulières. Si elles sont nombreuses, s’intensifient ou ne se calment pas malgré un bain chaud, il est impératif de consulter. Il peut s’agir d’un début de travail, et il faudra s’assurer que le bébé va bien et que le col de l’utérus est bien fermé (à moins d’être arrivée à terme !).

 

 

 

 

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