gluten
Les signes qui montrent une allergie au gluten
La majorité des personnes intolérantes au gluten restent très longtemps, voire toute leur vie, sans être diagnostiquées car les symptômes ne sont pas très marqués ou alors apparaissent de manière chronique, de sorte que la personne ne s’en préoccupe pas outre-mesure.
Certaines d’entre elles peuvent aussi ne pas avoir de symptômes du tout. Il faut donc être particulièrement vigilant aux petits désagréments du quotidien auxquels on s’habitue mais qui pourraient cependant être marqueurs d’une maladie coeliaque.
Les symptômes digestifs
En cas de maladie coeliaque, plusieurs types de symptômes sont possibles mais ceux associés à la sphère digestive sont les plus courants. Parmi eux, on note :
-une diarrhée chronique, en alternance parfois avec de la constipation
-des vomissements
-des douleurs abdominales
-des ballonnements et des flatulences (émission de gaz intestinaux)
-un inconfort digestif global et permanent
-une perte d’appétit
Les symptômes non digestifs
Outre les signaux digestifs, d’autres symptômes, plus disparates, peuvent faire penser à une allergie au gluten. Ils doivent être associés aux symptômes digestifs évoqués plus haut, et se manifester sur plusieurs semaines, voire mois. Passage en revue des plus fréquents. :
-une fatigue prolongée et inexpliquée
-une perte de poids inexpliquée
-une anémie ou une carence en vitamine B9 (acide folique)
-de l’ostéoporose et/ou une fracture
-une stérilité malgré des examens qui ont révélé un fonctionnement normal des organes génitaux chez les deux partenaires
-une atteinte des nerfs des membres (=neuropathie périphérique).
-des aphtes et/ou une atteinte des muqueuses buccales
Les symptômes décelables chez les bébés
hez le nourrisson, les premiers symptômes surviennent seulement quelques semaines après l’introduction du gluten dans l’alimentation et non pas immédiatement. Des diarrhées qui deviennent chroniques et durent plusieurs semaines avec des selles abondantes, un manque d’appétit et un changement de comportement (bébé grognon, moins actif) peuvent faire penser à une allergie au gluten. La croissance et le poids de l'enfant sont parfois impactés.
Les symptômes décelables chez les enfants
Les symptômes de la maladie cœliaque chez l’enfant peuvent se révéler très divers. Ils sont sensiblement les mêmes que ceux des adultes, à savoir diarrhée chronique ou intermittente, nausées et/ou vomissements, douleurs abdominales, fatigue chronique, irritabilité, anémie, aphtes récidivants.
En plus des manifestations propres aux adultes, on notera : un possible retard de croissance, un retard dans le déclenchement de la puberté, ou une aménohrrée chez les jeunes filles.
Le diagnostic de l’intolérance au gluten
Une fois les symptômes identifiés et la maladie cœliaque suspectée, votre médecin traitant vous adressera alors à un gastro-entérologue pour un bilan complémentaire, qui comprend une prise de sang pour rechercher la présence d’anticorps propres l’allergie au gluten (IgA et IgG) et pour mettre en évidence une prédisposition génétique.
Le diagnostic est ensuite parfois confirmé avec des biopsies de l’intestin grêle sur la partie la plus proche de l’estomac réalisé au cours d'une endoscopie digestive. Celle-ci est réalisée sans anesthésie générale chez l'adulte ; chez l’enfant, une anesthésie générale est effectuée. L’analyse des prélèvements lors de la biopsie permet de déceler d’éventuelles lésions sur la paroi interne de l’intestin grêle et de mettre en place le traitement adéquat.
Les bilans complémentaires
Une fois le diagnostic confirmé par la biopsie, des examens complémentaires peuvent être prescrits afin de déceler d’éventuels dégâts déjà causés par la maladie : anomalies hépatiques, anémie par carence en fer, ostéodensitométrie pour mettre en évidence une éventuelle ostéoporose.
Quel traitement pour quelle efficacité ?
Aucun traitement réel n’existe à ce jour. Le traitement consiste à supprimer totalement le gluten de son alimentation. La chasse au gluten n’est pas aisée car de nombreux produits alimentaires, notamment les plats cuisinés et les viennoiseries/ biscuits, contiennent du gluten. Néanmoins, les industriels proposent aujourd’hui des gammes sans gluten, en particulier en ce qui concerne l’alimentation destinée aux nourrissons.
L'efficacité du régime sans gluten mesurée à la disparition des manifestations des symptômes et à la restauration de la flore intestinale confirmera définitivement le diagnostic de l'intolérance au gluten.
Quelles sont les complications ?
L'intolérance au gluten peut, évoluer vers d’autres pathologies si un régime sans gluten n'est pas entrepris. Les complications les plus fréquentes sont :
-des carences en vitamines, minéraux, et lipides dues à une malabsorption intestinale.
-de l’ostéoporose
-de l’anémie
-une intolérance au lactose
-de la lithiase urinaire
-un lymphome intestinal
A ne pas confondre : sensibilité et allergie au gluten
Les spécialistes s'entendent depuis peu sur l'existence d'une sensibilité au gluten non cœliaque. Alors que l'intolérance au gluten est une réaction immunologique anomale vis-à-vis du gluten qui entraîne une altération de la membrane intestinale avec pour conséquence une malabsorption des nutriments, la sensibilité au gluten montre des résultats de tests normaux lors de la recherche des anticorps présents lors de maladie coeliaque malgré des symptômes bien présents : maux de ventre, diarrhée, constipation, etc.
Des recherches sont actuellement en cours pour mieux comprendre cette forme atténuée d’intolérance au gluten.
Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ? Gastro Casa
Lorsque vous voyez un champ de céréales, au bord de la route, savez-vous reconnaître s'il s'agit de blé, d'épeautre, de kamut ou de froment ?
Si oui, vous êtes très fort !
Car en fait, le mot « blé » que nous utilisons couramment, et qui dans notre esprit désigne une céréale qui sert à beaucoup de choses dans notre alimentation (pain, farine, pâtisseries, pâtes…) n'est qu'une appellation générale.
Il n'y a pas d'un côté le blé, de l'autre l'épeautre, le kamut ou le froment. L'épeautre est une sorte de blé, le froment et le kamut d'autres sortes, tout comme le Bourgogne et le Bordeaux sont des sortes de vin.
Si donc vous décidez d'arrêter de manger du blé et que vous choisissez de manger « à la place » de l'épeautre, c'est comme si un alcoolique déclarait qu'il arrête de boire et qu'il remplace désormais le vin par du Beaujolais !
S'y retrouver entre les différents blés
Le terme blé regroupe une dizaine d'espèces différentes.
Leur point commun est qu'elles ont un ancêtre commun, appelé l'engrain sauvage.
L'engrain sauvage a été domestiqué par l'homme à l'époque du Néolithique, il y a un peu plus de 10 000 ans. Il a ensuite été croisé avec d'autres plantes pour donner l'amidonnier, une sorte de blé préhistorique riche en amidon, comme son nom l'indique.
Différentes sortes d'amidonnier ont été sélectionnées pour donner le blé dur, avec lequel on fait les pâtes et le couscous. Le kamut est une autre sorte d'amidonnier sélectionné. Quand il est question, dans la Bible, de Pharaon qui faisait remplir ses greniers de blé, ce sont ces blés qui sont concernés.
L'amidonnier a toutefois été croisé à nouveau avec une autre plante herbacée (c'est-à-dire une plante à la tige tendre, sans bois) pour donner le blé tendre aussi appelé froment, et l'épeautre.
Les gens imaginent souvent que l'épeautre est une variété très ancienne de blé mais ce n'est pas le cas. C'est une des plus récentes. La confusion vient du fait que l'engrain sauvage, qui est un des ancêtres du blé moderne, est aussi appelé parfois « petit épeautre » (alors que cela n'a rien à voir car le « petit épeautre » est un engrain domestiqué et modifié).
L'épeautre est donc, comme le blé tendre (ou froment), une forme moderne de blé, plusieurs fois hybridée. Elle contient en outre beaucoup de gluten. Cela veut dire qu'elle lève bien, mais cela veut aussi dire qu'il ne sert à rien de prendre de l'épeautre si vous cherchez à manger sans gluten…
Les nouveaux blés
Mais l'histoire du blé ne s'est pas arrêtée là.
Dans les années 50 et 60, de nouvelles variétés de blé à haut rendement ont été développées en laboratoire.
Incroyable mais vrai, les espèces actuelles de blé comportent 42 chromosomes, tandis que le blé ancestral, l'engrain sauvage, n'en avait que 14 !
Comme l'explique l'excellent Julien Venesson dans son livre « Gluten, comment le blémoderne nous intoxique », ces blés sont des mutants, avec des conséquences imprévues et inquiétantes, autant sur notre santé que sur l'environnement.
Le blé moderne torture notre intestin
À force d'hybridation et de modifications génétiques, le blé moderne contient désormais quantité de protéines nouvelles que nous sommes incapables d'assimiler.
Mais le problème ne s'arrête pas là.
Ces protéines, qui ne sont pas transformées par notre digestion, passent telles quelles dans l'intestin, et chez certaines personnes génétiquement prédisposées, cela déclenche des inflammations équivalentes à une véritable torture. On parle alors d'intolérance au gluten (ou « maladie cœliaque »), une maladie qui ne touche « que » 1 % de la population.
C'est là que s'arrête le discours officiel, car en réalité, plusieurs études scientifiques récentes ont démontré que le gluten du blé moderne est nocif pour tous les êtres humains, y compris pour les personnes qui ne sont pas intolérantes !
Du blé nocif pour tous les êtres humains
C'est un travail qui vient d'être publié. Il est le fruit d'une collaboration entre des chercheurs de l'hôpital général du Massachusetts, de l'université John Hopkins et de l'université médicale du Maryland (Etats-Unis).
Les chercheurs ont testé l'effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé. Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.
Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d'authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.
Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».
Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n'est pas une matière en soi.
Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd'hui de plus en plus reconnus.
Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d'une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu'à toutes les formes de maladies.
D'où les effets étonnants d'un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d'énergie, moins de sensibilité aux infections.
Quels sont les effets positifs d'une alimentation sans gluten ?
Si vous n'êtes touché par aucun des symptômes ci-dessus, gardez en tête qu'une alimentation sans gluten est un moyen simple et efficace de conserver un intestin en meilleure santé et de limiter l'apparition de maladies chroniques incurables comme les maladies auto-immunes.
Une étude qui a suivi des adultes en bonne santé pendant un mois a aussi montré une importante diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires grâce à un régime sans gluten.
Or, l'inflammation est un facteur majeur de maladies cardiaques, de cancers, de dépression, et de bien d'autres maladies.
Il se pourrait donc bien que l'alimentation sans gluten, ou limitée en gluten, ait également de gros effets positifs sur notre santé. Pourquoi ne pas essayer ?
Publié dans PasseportSante.net
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