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Posted by on mars 22, 2015 in Uncategorized | 0 comments

Le point sur les odeurs corporelles

Qu’elles soient attirantes ou repoussantes, les odeurs corporelles ne laissent jamais indifférent. D’où viennent-elles ? Faut-il vraiment chercher à les éliminer ? Comment venir à bout des plus tenaces ? Le point sur un tabou qui mêle hygiène, intimité et troubles divers.

D'où viennent les odeurs corporelles ?

D'où viennent les odeurs corporelles ?

La production continue de chaleur nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme est contrée par la fabrication de sueur. Cette substance corporelle indispensable est synthétisée à partir du sang par de petites glandes enfouies sous la peau. Elle est ensuite évacuée à la surface par de petits canaux et son évaporation permet de stabiliser la température interne du corps. Ce liquide biologique est-il nauséabond pour autant ? Absolument pas ! Contrairement à une croyance répandue, la sueur est pratiquement inodore. Ce n’est donc pas la transpiration en elle-même qui est responsable des mauvaises odeurs.

Le problème est que cette substance constitue le terreau idéal pour un tas de bactéries commensales qui colonisent la peau. Ces bactéries ne sont pas nuisibles : elles ont, au contraire, un rôle décisif dans la défense immunitaire contre les pathogènes. L’environnement de la peau, tantôt humide, tantôt gras (du fait de la sécrétion de sébum) leur offre des conditions optimales pour proliférer, et la sueur est un aliment de choix. Lorsqu’elles la consomment, elles produisent des composés chimiques odorants, responsables des mauvaises odeurs corporelles.

A chacun son odeur

Toutes les bactéries ne produisent pas ces composés avec la même intensité. Les 4 groupes majeurs de bactéries qu’on retrouve à la surface du corps sont les staphylocoques, les corynébactéries, les propionibactéries et les micrococcus. Il semble que ce soient les corynébactéries qui contribuent le plus à l’odeur corporelle. Et comme chaque individu présente une composition bactérienne différente, l’odeur corporelle sera plus ou moins marquée en fonction notamment de la proportion de ces corynébactéries. Ceux qui auront une microflore composée majoritairement de ces dernières auront les odeurs corporelles les plus fortes.

Pourquoi ce phénomène est-il amplifié dans certaines zones (aisselles, pubis) ?En fait, il existe deux types de sueurs. L’une participe à la régulation de latempérature corporelle tandis que l’autre résulte davantage du stress.Cettdernière se concentre dans les plis, là où on retrouve une certaine pilosité comme les aisselles ou le pubis. Elle est plus laiteuse, plus riche en protéines et en sébum que la sueur classique et c’est elle que les bactéries préfèrent. Ce type de sueur, qu’on appelle aussi la sueur émotionnelle, est le responsable majeur des mauvaises odeurs corporelles. Elle n’apparaît jamais avant la puberté.
 

Les facteurs qui influent sur les odeurs corporelles

Les facteurs qui influent sur les odeurs corporelles

La composition bactérienne de la microflore cutanée est l’un des principaux facteurs de l’odeur corporelle. Elle est elle-même très influencée par la génétique, et notamment par le complexe majeur d’histocompatibilité, un groupe de gènes qui codent pour des molécules propres à chaque individu. On parle même d’odeur-type pour se référer à un groupe d’odeurs semblables, par exemple au sein d’une famille.

L’odeur corporelle d’une même personne peut varier en fonction de différents facteurs, comme l’état émotionnel, l’âge, le cycle menstruel mais aussi certaines maladies comme le cancer. Les chercheurs s’intéressent d’ailleurs à la façon dont on pourrait diagnostiquer cette maladie grâce à l’odeur corporelle. En 1989, déjà, Williams et Pembroke avais émis l’hypothèse que des chiens seraient capables de détecter des tumeurs malignes grâce à leur odorat. Le concept reste toujours d’actualité, particulièrement pour les cancers des poumons ou de la langue dont les composés organiques seraient davantage mesurables dans le souffle.

Les odeurs corporelles comme la sueur ou l’haleine sont aussi influencées par l’alimentation. Certains aliments favorisent les mauvaises odeurs corporelles : c’est notamment le cas de l’ail, de l’oignon et des épices comme le curry. Néanmoins, cela reste très variable d’une personne à l’autre et chacun doit repérer ce à quoi il est sensible. Certaines maladies génétiques, relativement exceptionnelles, peuvent également poser des problèmes d’odeurs. C’est notamment le cas de la triméthylaminurie, une maladie métabolique caractérisée par une forte odeur apparentée à celle du poisson pourri en cas de consommation de certains aliments (on la connait aussi sous le nom de « fish odor syndrome »).

L'excès de sueur aggrave les odeurs corporelles

L'excès de sueur aggrave les odeurs corporelles

La mauvaise odeur corporelle résulte principalement de la composition de la flore bactérienne, mais elle peut être aggravée si la personne a tendance à trop suer. On appelle cela l’hyperhidrose. La plupart du temps, elle n’est reliée à aucun problème de santé particulier. Souvent, seules certaines régions du corps produisent davantage de sueur, comme les paumes des mains et des pieds, les aisselles ou le cuir chevelu, mais il peut arriver que la sueur émane exagérément de tout le corps.

Les glandes sudoripares d’un individu normal produisent en moyenne 1 litre de sueur, mais ce total peut être 3 à 4 fois supérieur en cas d’hyperhidrose, avec les conséquences que l’on connaît : qui dit plus de sueur, dit davantage de composés odorants produits par les bactéries commensales. La gêne provoquée par ces odeurs (en plus de symptômes tels que les mains moites, les vêtements trempés, etc.) peut entraîner un véritable cercle vicieux puisque le stress engendré augmente lui aussi la production de sueur.

Que faire ? Il sera difficile d’empêcher les personnes atteintes d’hyperhidrose de suer, mais il est possible de réduire les risques de mauvaises odeurs corporelles :
Apprendre à se détendre. Les émotions étant responsables de la production de sueur, il peut être très utile d’apprendre des techniques de relaxation comme le yoga ou la méditation. Modifier son alimentation. L’alcool, le thé, le café et la plupart des épices augmenteraient la température corporelle (et donc la production de sueur) tandis que l’ail et l’oignon donnent à la sueur une odeur forte.– Bien se sécher après la toilette. Les bactéries ont tendance à proliférer sur une peau humide. Changer de chaussures tous les jours. Si la sueur est localisée aux pieds, il est préférable de ne pas mettre la même paire de chaussures deux jours de suite.

 

 

 

 

 

– Aérer souvent ses pieds.

– Utiliser des antisudorifiques sans parfum. Attention de ne pas confondre avec les déodorants dont les effets sont très différents. Ils ne font que masquer les mauvaises odeurs tandis que les antisudorifiques diminuent la production de sueur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mauvaise haleine et pieds malodorants : les problèmes d'odeurs corporelles majeurs

Mauvaise haleine et pieds malodorants : les problèmes d'odeurs corporelles majeurs

La mauvaise haleine et les pieds malodorants sont les principaux problèmes d’odeurs corporelles qui touchent les individus. Pourquoi sent-on plus au niveau des pieds qu’ailleurs ? La première raison c’est que les pieds transpirent davantage : on compte environ 600 glandes sudoripares par cm2 au lieu de 200 sur le reste du corps. La seconde raison, c’est que les pieds sont enfermés et que par conséquent, l’humidité y est très forte. Dans cet environnement très favorable, les bactéries se nourrissent tout à la fois de la sueur qui s’accumule et des peaux mortes. Ce sont des bactéries qu’on retrouve peu ailleurs et qui produisent des composés dont l’odeur de « fromage » est caractéristique. Dans certains cas, l’hygiène de base et les mesures de précaution (changer de chaussettes quotidiennement, utiliser du talc ou des anti-sudorifères) ne suffisent pas : il faut alors penser à un traitement qui va diminuer la quantité de bactéries (antiseptiques, voire antibiotiques).

L’halitose peut être liée à la consommation de certains aliments (comme l’ail ou l’oignon), la mauvaise hygiène bucco-dentaire, une infection (carie, abcès, maladie parodontite…), une sécheresse de la bouche, la consommation d’alcool ou de tabac, la présence de caséum (des petites boules blanches) au niveau des cryptes de l’amygdale et parfois à l’occasion de problèmes de santé plus graves comme des maladies respiratoires, une insuffisance rénale ou certains types de cancer.

La capacité d'influence des odeurs corporelles

La capacité d'influence des odeurs corporelles

On ne s’en rend pas vraiment compte mais les odeurs corporelles influencent bon nombre de nos décisions et ont un rôle important dans la modulation des interactions entre les individus. Une étude a montré par exemple qu’une mère était capable de reconnaître l’odeur de son enfant, et cela quelques heures seulement après sa naissance. D’autres travaux ont montré que les individus pouvaient identifier les odeurs corporelles qu’ils ne connaissent pas, reconnaître la leur et celles de leurs proches.

Cette odeur joue également un rôle dans les phénomènes d’attraction et de séduction. Il semble que les femmes préfèrent les odeurs corporelles masculines qui sont immunocompatibles avec leur propre odeur. Au-delà de ça, il faut préciser que de nombreuses substances découvertes dans les sécrétions corporelles humaines agissent comme des phéromones sexuelles, comme les androstènes dans la sueur masculine ou la copuline dans les sécrétions vaginales. Une phéromone est une substance (généralement une molécule assez complexe) sécrétée par un individu, et qui provoque une réaction spécifique (un changement de comportement par exemple) chez un autre individu qui y est sensible. C'est ainsi que les odeurs corporelles influeraient sur le choix du partenaire.

 

 

 

 

L'évolution de notre rapport aux odeurs corporelles

L'évolution de notre rapport aux odeurs corporelles

Nos rapports aux odeurs corporelles ont profondément changé au cours du dernier siècle. Désormais, celles-ci ne sont plus tolérées, y compris par ceux qui les dégagent. La douche quotidienne est devenue la norme, mais cela n’a pas toujours été le cas dans l’Histoire. Les Gallo-Romains se lavaient le plus souvent dans des établissements publics de façon occasionnelle et utilisaient de l’huile d’olive en guise de savon. Cette pratique s’est poursuivie au Moyen Âge puis a peu à peu disparu au profit d’une toilette sèche au cours de la Renaissance. En raisons de la condamnation par l’Eglise des soins corporels, jugés indécents, et de la crainte de l’eau, que l’on pensait vecteur d’épidémies, les bains sont délaissés. On se contente de se frotter la peau à sec en se focalisant sur ce qui est vu. On imagine alors l’importance des odeurs corporelles…

Aujourd’hui, la douche quotidienne (80 % des Français et 94 % des canadiens se lavent une fois par jour) s’est généralisé tandis que le marché des déodorants, savons et lotions intimes en tout genre est florissant. Ce changement des pratiques en matière d’hygiène corporelle entraîne avec lui l’évolution du regard social sur les odeurs intimes, contre lesquelles nous menons une guerre sans merci. Mais devant l’ampleur du désastre écologique causé par ces nouvelles pratiques et le développement croissant des terrains allergènes dû à des lavages trop fréquents, certains commencent à faire marche arrière. Ce mouvement, né aux Etats-Unis et encore très minoritaire, est celui des « Unwashed », littéralement les « non lavés ». Ses membres revendiquent l’abandon de la toilette quotidienne et, à leurs dires, ne s’en porteraient pas plus mal. Mais ils ne renouent pas avec les odeurs corporelles pour autant : les astuces naturelles (rondelles de citron sous les aisselles, préparations à base de feuilles de sauge…) se multiplient pour continuer à chasser ces effluves, mises au ban de la société. Car qu’on le veuille ou non, la maîtrise des odeurs corporelles est un obligé du mode de vie moderne. Et tout individu qui s’y dérobe s’expose logiquement à l’exclusion sociale.

Publié dans PasseportSante.net

 

 

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